Posté le 02-12-2009
à 15:53:10
FORUM FAMILAL

 

DEBAT SUR L’IDENTITE NATIONALE

  « Comme pour le débat sur les lois de bioéthique, les chrétiens ont leur mot à dire »

 

 

Eric BESSON a lancé il y a quelques semaines maintenant le débat sur l’identité nationale. Cette initiative doit nous inciter à réfléchir et travailler sur ce qui fait notre identité. Nous nous méfions cependant des intentions qui peuvent se cacher derrière ce débat. En effet, nous avons entendu Monsieur Besson à plusieurs reprises identifier les valeurs de l’identité nationale aux valeurs de la république laïque et prôner le  nécessaire avènement d’une société multi culturelle. D’où notre contribution au débat par cet édito et par des documents en ligne sur notre site « rubrique « Politique et Société ».

La NATION, COMMUNAUTE DE DESTIN

La nation, du latin natus, exprime l’idée de naissance et donc de filiation, de descendance. C’est la succession des hommes de la patrie dans le passé, l’avenir et le présent. La communauté des héritiers, l’innombrable communauté des vivants, des morts et des enfants qui sont appelés à naître. Ce qui caractérise la nation, c’est la conscience d’un "nous commun" ; alors que la patrie se rapporte à l’héritage que nous avons reçu de nos pères, la nation concerne plutôt les héritiers, la communauté vivante des générations qui se transmettent et gèrent l’héritage reçu en dépôt.
Une nation n’est pleinement nation que si elle fait vivre cet héritage, si elle l’enrichit, et elle est fidèle en somme à sa patrie (patrimoine). Jean Ousset l’a fort bien démontré dans "A la semelle de nos souliers" [4]. Il y a des patries pauvres marquées par une histoire modeste, un passé sans éclat, un unique héritage, mais défendues par des nations généreuses, comme il y a des patries magnifiques dotées d’un patrimoine d’une richesse infinie, desservies, ruinées par une nation qui a perdu le sens de son héritage. Ainsi que l’écrivit Thucydide : "La force de la Cité n’est pas dans ses remparts ni dans ses vaisseaux, mais dans le caractère de ses hommes". C’est cela la nation.

La nation est un bienfait

Elle est un bienfait tout simplement parce qu’elle répond au besoin de vie sociale de tout individu.
La famille n’étant pas en mesure d’assurer, seule, son épanouissement matériel et spirituel, l’homme doit faire partie d’une société plus importante et plus complète. Et c’est la nation qui constitue la plus vaste communauté naturelle au sein de laquelle il puisse vivre en harmonie avec ses semblables. Il n’existe pas de lien plus solide, en dehors de la famille, que la cohésion et la solidarité nationales, de lien plus fort que cette "quantité de correspondances intimes et de réciprocités invisibles par quoi s’accomplit le mystère de l’union profonde de millions d’hommes" [19].

Aussi, en dépit de ce que nous entendons ici et là, devons-nous ne pas nous effrayer des réveils des nations en Europe et ailleurs. Les nations sont des amitiés, des familles de familles et, dans le désordre grandissant du monde actuel, elles représentent un facteur d’unité et de stabilité.
Sauf à verser dans l’erreur jacobine qui a engendré un nationalisme totalitaire qui a ensanglanté le XIXème et le XXème siècle. La nation n’est facteur de désordre et de division que lorsqu’elle est considérée comme un absolu. Il importe de préciser que, certes, dans une optique très différente et beaucoup moins nocive que celle des sanguinaires de 89, ce fut cependant le tort de certains auteurs contre-révolutionnaires de faire de la nation la valeur suprême.

Ainsi, si tant est que l’on respecte l’ordre des choses, la nation, loin d’être une arme contre le ciel ou "un absolu de substitution" selon l’exacte expression de Danièle Masson, est un palier naturel vers l’universel ; de même qu’elle n’étouffe pas les diversités provinciales mais les harmonise pour s’en enrichir, elle doit disposer les hommes d’un pays donné à participer aux biens supérieurs communs à toute l’humanité.


Car c’est par le singulier que nous marchons vers l’universel. Comment alors l’Europe supranationale qu’on est en train de nous bâtir pourrait-elle voir le jour ? Elle répond aux fantasmes unificateurs de gens qui, pour reprendre la formule chère à Gustave Thibon, veulent "dépasser avant d’avoir atteint". Leur ambition définitive étant de parvenir à réunir l’humanité sous l’égide d’un seul gouvernement mondial.
Ambition prométhéenne d’hommes qui veulent, en fait, refaire la tour de Babel et défier la loi divine. Car la nation, dont ils sont les négateurs, fait partie du plan de Dieu. Dieu a voulu la pluralité des nations.
Si donc les nations ont leur place dans l’économie du salut, le devoir de tout chrétien est d’oeuvrer en faveur de leur maintien et de leur consolidation car la nation est obligatoirement un bienfait.
 
 »Toute l’histoire de la Révélation montre d’ailleurs que la division du genre humain en nations et leur différence radicale est intégrée au Plan divin. Il fallait plusieurs peuples pour qu’il y eût un peuple élu, et il fallut que son identité fût faite pour qu’elle conservât, en dépit des faiblesses humaines, le dépôt que Dieu lui avait confié. Enfin, l’incarnation de Notre-Seigneur sanctionne mystérieusement la nation, puisque Dieu, se faisant homme, se fait aussi membre d’une communauté nationale et ne naît pas apatride ou citoyen du monde. La perfection de la condition humaine suppose donc l’appartenance à une nation"
 [20].


D’ailleurs, l’ordre donné par le Christ : "Allez, évangélisez toutes les nations" signifie que le cadre privilégié de l’évangélisation ce sont les nations. On comprend pourquoi Jean-Paul II, dans le cadre de la Nouvelle Evangélisation,  a accordé une importance telle à la nation.

Lieu de sociabilité, tremplin vers l’universel, réceptacle de l’Evangile... la nation est source de richesses infinies. Mieux, elle est, pour citer le Saint Père, "ce qui fait en l’homme l’humain". Il nous appartient donc de la défendre et de la protéger.

La question est de savoir par quels moyens. Une doctrine de l’intérêt national s’impose-t-elle ? Autrement dit, la sauvegarde de la nation française aujourd’hui passe-t-elle nécessairement par une attitude nationaliste ?
Entendons-nous bien. Il y a nationalisme et nationalisme. Ce terme honni aujourd’hui par les représentants du "politiquement correct" recouvre des réalités très différentes, d’où une ambiguïté.

[4] "A la semelle de nos souliers", CLC, 1977.

[19] Paul Valéry, "Regards sur le monde actuel", Des nations, 1945.

[20] Xavier Saint Delphin - F.I.L., juillet-Août 1991.

 


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Posté le 14-11-2009
à 22:13:03
FORUM FAMILAL

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EUTHANASIE

  « UN ENJEU CULTUREL ET SPIRITUEL »

 

 

Avec la nouvelle loi déposée par des députés pour l’essentiel socialistes mais avec quelques députés de la majorité, il n’est pas inutile de se pencher sur les promoteurs de  l’euthanasie et leurs motivations profondes. Ce qui est en question en effet, et ce dont ne parlent pas les médias, c’est la volonté des promoteurs de l’euthanasie de renverser « le principe même du caractère sacré de la vie, dont l’essence est superstitieuse et la démarche fétichiste » selon Pierre SIMON, ancien Grand Maître de la Grande Loge de France , co-fondateur du Mouvement français pour le Planning Familial et de l’Association pour le Droit à mourir dans la Dignité.

La FRANC MACONNERIE, FER DE LANCE DE L’EUTHANASIE.

Avec la laïcité, l’avortement et la reconnaissance de l’homosexualité et de l’homoparentalité, la franc-maçonnerie fait depuis de nombreuses années de la libéralisation de l’euthanasie un de ses objectifs. L’ordre naturel voulu par Dieu étant pour la franc-maçonnerie une démission de l’homme qui s’abaisse indûment devant le créateur, il faut que la société s’en libère en toute chose, de l’accueil de la vie à la mort.

L’ancien Grand Maître de la Grande Loge de France, le gynécologue obstréticien Pierre Simon a ainsi écrit dans «  De la vie avant toute chose » : «  L’euthanasie procède d’une démarche qui ne s’admet pas sans heurt. Les solutions que nous fournit la morale traditionnelle ne peuvent pourtant plus nous contenter. Elles reposent sur une sacralisation du principe de vie, dont l’essence est superstitieuse et la démarche fétichiste.(…) L’interdit qui pèse sur l »euthanasie, c’est en fait l’une des manifestations en Occident, du tabou qui pèse sur la mort, une des manières de la refuser. Pis, de la nier »

Henri CAILLAVET , autre franc-maçon initié au Grand orient ( GODF) en 1935, ancien président de la fraternelle des parlementaires et co-fondateur de l’ADMD, a déclaré « Il n’y a pas de morale universelle à soubassement divin ; la morale étant essentiellement contingente, elle évolue, elle n’est pas transcendantale. Ce qui est vrai aujourd’hui se révèlera faux demain ». Toutes les transgressions ont pour finalités l’avènement d’un nouvel homme débarrassé de toute espèce de contrainte morale, l’avènement d’une société sans Dieu, Dieu détrôné et l’homme à sa place, ce qui n’est rien d’autre que la nature même du messianisme révolutionnaire.

L’histoire de l’ADMD depuis sa fondation en 1990 nous enseigne par ailleurs que les francs-maçons y tiennent une place importante, notamment dans la constitution des conseils d’administration, comme par exemple Gérard Payen ( GODF) , Pierre Biames (GODF et sénateur PS), Marie Dourlen-Rollier ( Grande Loge Féminine de France), par ailleurs administrateur du Planning familial aux débuts de l’association et militante pro-avortement. De Pierre Biames, dans le quotidien du médecin du 21/01997, on peut lire la déclaration suivante :  « le droit de mourir dans la dignité fait partie de quatre grands combats …ce sont l’abolition de la peine de mort, l’autorisation de l’IVG, l’union civile entre personnes de même sexe et l’euthanasie »

La Franc-maçonnerie ne cache d’ailleurs pas d’être parmi les principaux promoteurs du mouvement pour le droit à mourir dans la dignité, en utilisant les outils parlementaires comme c’est le cas encore avec cette nouvelle proposition. En 1978, Mr Caillavet avait déposé une proposition de loi relative au droit de vivre sa mort  et en 1997, Mr Biamès une autre relative au droit à mourir dans la dignité.

Dans différentes affaires très médiatisées dont la dernière est l’affaire Chantal Sébire, la lumière a été faite sur les manipulations opérées et l’instrumentalisation de la souffrance aux fins idéologiques définies plus haut : l’ADMD n’était jamais loin avec entre autres Jean-Luc Roméro, bien connu par ailleurs pour son action de promotion de l’homosexualité et de l’homoparentalité.

L’euthanasie, dont l’aboutissement est tout naturellement l’eugénisme, se doit donc d’être combattue et les associations pro-vie soutenues. Les promoteurs de l’euthanasie, leurs mensonges et leurs véritables objectifs se doivent d’être clairement désignés tant il est vrai qu’il n’y a rien de pire pour le menteur et le mensonge que d’être démasqués et mis à la lumière. Il convient en définitive de s’engager résolument au service de la vie et pour qui se dit chrétien, ce n’est pas une option !

 

 

 


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